Eveil Evolution - Vie Eveillée et Spirituelle
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Ainsi aver t i de reveni r à moi, j ' ent r ai dans l e plus secret de mon âme, ai dé de
vot r e secours. J' ent rai , et j' aperçus de l ' œi l i nt ér i eur , si f ai bl e qu' i l f ût , au-
dessus de c et œi l i nt ér i eur , au-dessus de mon i nt el l i gence, la l umi èr e
i mmuabl e; non c et t e l umi èr e évi dent e au regard charnel , non pas une aut r e,
de même nat ure, dar dant d'un plus vaste f oyer de plus vi f s rayons et
remplissant l'espace de sa grandeur. Cet t e l umi èr e ét ai t d'un or dr e t out
di f f ér ent . Elle n' ét ai t poi nt au-dessus de mon espr i t , ainsi que l ' hui l e au-
dessus de l'eau, et l e ci el au-dessus de la t er r e; el l e m' ét ai t supéri eure,
comme aut eur de mon êt r e; j e l ui étai s i nf ér i eur comme son ouvrage. Qui
connal t la v ér i t é v oi t c et t e l umi èr e, et qui v oi t c et t e l umi èr e connal t
l ' ét er ni t é. L'amour est l ' œi l qui la v oi t .
Ré c i t s
Tr ans de
or mat i on,
Comment ils ont connu l'Eveil
Saint August i n, les Confessions, Livre VII, c hapi t r e X, t r aduc t i on nouveLLe par L. Mor eau,
Paris, De 8éc our t , Li br ai r i e- édi t eur , 1840.
Totapuri demanda au di sci pl e (Ramakrishna) de dét acher son espr i t de tous les
obj et s du monde r el at i f , y compris les di eux et les déesses, et de se
concent rer sur l'Absolu. Même pour Sri Ramakrishna, la t âche n' ét ai t pas
f aci l e. Il se trouva dans l ' i mpossi bi l i t é de dét acher son espr i t au-del à de la
déesse Kali, la Mère di vi ne de l'Univers. C'est dans ces t ermes que Sri
Ramakrishna raconta plus t ar d l ' év énement : ttAprès l ' i ni t i at i on, Nangta
commença à m'enseigner les di f f ér ent s conclusions de l ' Advai ta Vedanta t out
en me demandant de dét acher mon espr i t de t out obj et et de pl onger
prof ondément dans l'Atman. Mais, en dépi t de tous mes ef f or t s , j e n' arrivais
pas à passer au-delà du monde du nom et de la f or me pour at t ei ndr e l ' espr i t
i ncondi t i onné. Je n'avais aucun probl ème à r et i r er mon espr i t des obj et s du
monde. Cependant, l'image f ami l i èr e de la Mère pl ei ne de béat i t ude,
i ncarnati on de l'essence de la Pure Conscience, appar ut devant moi t el l e une
r éal i t é vi vante. Son sourire ensorceleur me r et enai t de pl onger vers l e Grand
Au-delà. À plusieurs reprises, j'essayai, mais el l e me bar r ai t l e passage.
Désespéré, j e dis à Nangta : c'est sans espoir, j e n' arri ve pas à él ever mon
espr i t jusqu'à l ' ét at non condi t i onné pour me t r ouv er face à face avec
l'Atman. Il devi nt très énervé et me di t br us quement : Quoi ? Tu ne peux pas
l e f ai r e? Pourtant t u dois y arriver. I l regarda aut our de l ui . Apercevant un
morceau de verre, i l l e pr i t et l e pl ant a ent r e mes sourcils. Concentre t on
espr i t sur ce poi nt , me di t - i l d'une voi x t oni t r uant e. Alors avec une
dét er mi nat i on st r i ct e, j e me rassis et repris ma médi t at i on. Dès que la
gracieuse f or me de la Mère di vi ne appar ut devant moi , j ' ut i l i s ai mon
discernement comme une épée pour La couper en deux. C'est alors que la
derni ère bar r i èr e s'écroula. I mmédi at ement mon espr i t s'élança au-delà du
monde r el at i f . Je plongeai alors en Samadhi".
Swami Ni khUananda, The Gospel of Sri Ramakrishna,
New York, Cent r e de Ramakri shna- Vivekananda, 1970.
Saint Augustin
Père de l'Église et phi l o ophe
IVe iècle, Af ri que du Nord
Sri Ramakrishna
Sai nt hindou, XIXe iècle, Inde
Raman'a Maharshi
Sai nt hindou, .x;re siècle, Inde
Ensei gnant spirituel,
XXe siècle
Vous ne pouvez concevoi r quel l e maj est é et quel l e di gni t é j e ressentais
lorsque j e mendiais. La pr emi èr e fois pour t ant , alors que j e demandais
l'aumône à l'épouse de Gurukal, à cause de mon éducati on et de mes
habi tudes, j e me sentis gêné. Mais, par la sui te, j e n'éprouvai plus aucune
hont e, Je me percevais comme un roi et même davantage. Dans certaines
maisons j ' ai reçu du gruau que j ' ai mangé dans la rue, sans sel ni condiments,
au vu et au su des respectables l et t r és et autres personnages i mpor t ant s qui
avai ent l ' habi t ude de veni r à l'ashram se prost erner à mes pieds. Une fois mon
repas t er mi né, j'essuyais mes mains sur ma t êt e et j e continuais ma route
suprêmement heureux et dans de t el l es dispositions d' espri t que même des
empereurs ne me sembl ai ent que br i ndi l l es à mes côtés. Vous ne pouvez
concevoi r une t el l e chose. C'est la raison pour l aquel l e des rois eux-mêmes
ont abandonné leurs trônes pour suivre c et t e voie.
Le pr emi er j our, alors que j ' ét ai s dans c et ét at , plus conscient de t out ce qui
m' ent our ai t , j ' ai eu l ' expéri ence la plus ext r aor di nai r e qui soi t. Un homme se
t r ouv ai t là, en t r ai n de r épar er la r out e et j ' ét ai s c et homme, j ' ét ai s la pioche
qu' i l mani ai t ; la pi er r e qu' i l cassait ét ai t une par t de mon êt r e; l e brin
d' herbe t endr e ét ai t mon essence propre, et l ' arbre, à côt é de l'homme,
n' ét ai t aut r e que moi -même. Je pouvais pr at i quement sent i r et penser comme
si j ' ét ai s ce casseur de cai l l oux, et j e pouvais éprouver la caresse du vent
dans l ' arbre et la pet i t e f our mi sur l e bri n d'herbe. Les oiseaux, la poussière
et tous les br ui t s f ai sai ent par t i e de moi -même. Juste à ce moment, une
v oi t ur e a passé dans l e l oi nt ai n. J'étais l e conducteur, l e mot eur et les pneus.
Quand la v oi t ur e s'éloigna, c ' ét ai t comme si j e m'éloignais de moi-même.
J'étais dans t out ou pl ut ôt , t out ét ai t dans moi, ce qui est animé et ce qui est
i nani mé, les montagnes, les vers de t er r e, t out ce qui respire. Toute la
j our née, j e restai dans c et heureux ét at . Je ne pouvais rien manger et de
nouveau vers six heures, j e commençai à perdre la sensation de mon corps.
Nat ur el l ement , l ' él ément physique agissait comme i l l e vo.ulait. J'étais à
moi t i é conscient.
J'étais si heureux et serein, en paix, j e pouvais encore voi r mon corps et j e
f l ot t ai s au-dessus. Je ressentais un cal me i ntense, dans l ' ai r et à l ' i nt ér i eur de
moi -même, un cal me semblable au plus profond d'un lac insondable. Comme
l e lac, mon corps physique avec son ment al et ses émotions pouvai t êt r e agi té
en surface, mais v r ai ment rien n' aur ai t pu déranger la paix de mon âme. La
présence des Êtres Tout Puissants m'accompagna dur ant quel que temps, puis
el l e di spar ut . J'étais suprêmement heureux parce que mai nt enant j e savais.
Plus rien ne pour r ai t j amai s êt r e comme avant. J'ai bu les eaux pures et
cl ai res de la source de la f ont ai ne de vi e et ma soi f a ét é apaisée. Plus jamais
j e ne serai assoiffé, plus j amai s j e ne pourrai me t r ouver dans l ' obscuri té
t ot al e car j ' ai vu la Lumière. J'ai senti la compassion qui guér i t toutes les
peines et les souf f r ances; el l e ne s'adresse pas à moi mais au monde. Je me
suis t enu au sommet de la montagne et j ' ai cont empl é les Etres Tout
Puissants. Je ne pourrai plus j amai s me t r ouver dans l ' obscuri té t ot al e, j ' ai vu
la l umi èr e glorieuse qui guér i t tous les maux. La f ont ai ne de la Vér i t é m'a ét é
révél ée et les ténèbres se sont dissipées.
L'amour dans t out e sa gl oi r e a i nt oxi qué mon cœur et cel ui - ci ne pourra plus
j amai s se fermer. J'ai bu à la f ont ai ne de Joie et de Beauté ét er nel l e. Je suis
i nt oxi qué par Dieu.
Mar y Lutyens, Kr i s hnamur t i , Les années d' évei l , New York, Avon Books, 1975.
29
À ce moment très di f f i c i l e de sa vi e, l e Bouddha l ui apparut en rêve.
Sa présence ét ai t lumineuse, et i l chanta avec douceur
un verset du Dhammapada, créé à l ' ori gi ne pour consoler un père pl eur ant la
mor t de son f i l s.
S'accrocher à ce qui est cher amène Le chagr i n,
S'accrocher à ce qui est c her amène La peur,
Pour ceLui qui est ent i èr ement Libre de t out at t ac hement ,
IL n' y a ni chagr i n ni peur.
Quand Dipa Ma se révei l l a, el l e se sent i t cl ai r e et calme. Elle savait qu' el l e
devai t apprendre à médi t er quel que f ût son ét at de santé. Elle c ompr i t l e
conseil du Bouddha : si el l e voul ai t t r ouver la vrai e paix, el l e devai t pr at i quer
la médi t at i on jusqu'à ce qu' el l e soi t l i br e de t out at t achement ou tristesse....
Sur l e chemin de la conférence, Dipa Ma commença à sent i r
des pal pi t at i ons cardiaques.
Prise de faiblesse, el l e se retrouva à quat r e pat t es pour se hisser en haut de
l'escalier conduisant à la salle. Elle ne c ompr i t rien à la conférence, mais
poursuivit sa médi t at i on. À la f i n de la conférence, Dipa Ma découvr i t qu' el l e
ne pouvait plus se lever. Elle ét ai t coincée dans la position assise, l e corps
rai di , i mmobi l i sé par la prof ondeur de sa concent r at i on.
Les j ours suivants, la pr at i que de Dipa Ma s' approfondi t de mani ère
spectaculaire alors qu' el l e progressait rapi dement à travers les étapes
classiques de l ' i nt rospect i on qui sont censées précéder l'Éveil, selon
l'enseignement de la t r adi t i on bouddhiste Theravada (Asie du sud). Elle se
sent i t baignée d'une l umi èr e br i l l ant e et eut l'impression que t out se
dissolvait aut our d' el l e. Son corps, l e sol, t out ét ai t en morceaux, di t - el l e,
brisé et vide. Il s'ensuivit une doul eur physique et ment al e i ntense
accompagnée d'une sensation de br ûl ur e et d'une cont r act i on péni bl e dans
t out son corps. La pression ét ai t t el l e qu' i l l ui sembl ai t qu' el l e al l ai t éc l at er
en mi l l e morceaux.
Puis, une chose ext r aor di nai r e se produi si t . Un moment simple. C' ét ai t la
j ournée, el l e ét ai t assise sur l e sol, pr at i quant la médi t at i on au mi l i eu d'un
groupe. Un changement i nstantané, ext r aor di nai r ement calme et dél i cat , pr i t
place, pr at i quement comme si rien n' ét ai t arri vé. De c et i nst ant l umi neux,
Dipa Ma devai t si mpl ement di r e plus t ar d: " Je ne savais pas". Pourtant, en
cet i nst ant , sa vie s' ét ai t transformée de manière profonde et i r r éver si bl e.
Après t r ent e ans de recherche de la l i ber t é, à l'âge de ci nquant e- t r oi s ans,
après six j ours de pr at i que, Dipa Ma avai t at t ei nt l e pr emi er niveau de l'Éveil.
Presque i mmédi at ement , sa pression sanguine r edevi nt normal e, et ses
pal pi t at i ons cardiaques se cal mèr ent . Alors qu' el l e n' avai t pu auparavant
mont er l'escalier du cent r e de médi t at i on, el l e l e f ai sai t mai nt enant sans
ef f or t , et el l e pouvai t marcher à n' i mpor t e quel ryt hme. Comme l e Bouddha
l ' avai t pr édi t dans son rêve, la doul eur qu' el l e ressentait nui t et j our avai t
disparu. Sa peur permanente avai t disparu, l ui laissant une constance
d'humeur sans précédent, et l e sent i ment c l ai r que t out l ui ét ai t possible.
Amy Schmidt, Knee Deep in Grace, Lake Junal uska, Ne : Present Per f ec t Books, i n Press, p. 30.
Et t u sentiras s' éveiller en t oi un aut r e espr i t qui , en t raversant t on corps, t e
donnera force et j oi e. Et t u auras l'impression qu'un baume a ét é versé sur t oi
du sommet de t a t êt e jusqu'à tes pieds, une ou plusieurs fois, et t u t e
réjouiras avec un sent i ment de grand plaisir, bonheur et frémissement.
Moshe I del , L'expérience mysti que d'Abraham Abul afi a, Abr aham Abul af i a,
NY s t at e Uni v er s i t y of New York Press, 1988.
Dipa Ma
En eignante bouddhi te
XX"e siècle, Birmanie
Abraham Abulafia
My tique j u i f et in tructeur
pirituel, XIIIe iècle, Ep a g n e
31
George Lamb, La Vie de Cat heri ne de Sienne, New Yor k : P. J . Kennedy and Sons, 1946.
M.R. Bawa Muhai yaddeen, L'Arbre qui est t ombé à l' ouest, Phi l adel phi e, PA : Fel l owshi p Press, ln
Press). Repr odui t avec l ' aut or i s at i on de l a Bawa Muhai yaddeen Fel l owshi p.
"Père, si seul ement vous pouviez savoir ce que j e ressens. Je ne crois pas que
quiconque comprennant vr ai ment ce que j ' éprouve à l ' i nt ér i eur puisse êt r e
suffi samment obstiné et orguei l l eux pour ne pas s'adoucir et deveni r humble,
parce que t out ce que j e révèle n'est rien comparé à ce que j e ressens ... Mon
espr i t est si pl ei n de j oi e et d'extase que j e m'étonne que mon âme ne qui t t e
pas mon corps... Mon âme est un brasier en comparaison duquel l e feu l ui -
même semble f r oi d ; ce feu mat ér i el semble s'être ét ei nt alors qu' i l brûl e
encore dans l ' ât r e. L'autre f l amme a généré dans mon espr i t un t el renouveau
de pur et é et d' humi l i t é que j ' ai l'impression d' êt re retournée à l'âge de quatre
ou cinq ans. En même temps, j e me sens envahie d'un t el amour pour mes
frères humains que, pour eux, j e pourrais f ai r e face à la mor t avec tendresse
et l e cœur rempl i de j oi e. "
J'ai t ouj our s eu l ' i nt ent i on de découvri r à quoi mon Père ressemblait, de
savoir qui ét ai t Dieu, de comprendre sa nature. Je voulais Le voi r. . . . Je me
mis en quêt e de mon Père lorsque j ' ét ai s encore très j eune. Je cherchai,
cherchai et cherchai encore, m' ef f or çant de c ompr endr e; mais t out ce que j e
réussis à apprendre concernai t l e monde...
Je traversai des di f f i c ul t és i ndescri pt i bl es, des problèmes sans f i n jusqu'au
poi nt où comprendre qui ét ai t mon Père devi nt vr ai ment i mpér at i f . ( ' es t alors
que j ' ent endi s une v oi x : ttApproche, mon f i l s, aucun de ceux qui ont parcouru
l e monde à Ma recherche ne M'ont j amai s trouvé. J'existe par t out , Je suis
dans t out e chose, i l n'y a pas de raison d' al l er à Ma recherche puisque j e suis
par t out . Viens, regarde i c i , t u peux apercevoi r tous les messagers - mes vice-
régents et prophètes qui ont qui t t é l e monde, i l s sont tous là... "
"Tu peux Me voi r si t u les vois, regarde les prophètes et t u Me verras. "
Alors une compréhension nouvel l e me f ut donnée: certains sons j ai l l i r ent de
c et t e voix, chacun d' ent r e eux dégageant un parfum par t i cul i er et une
l umi èr e par t i cul i èr e qui me t raversai ent . Chaque souffl e me donnai t force et
vi e et me soul evai t de plus en plus haut. Mais comment décr i r e quelque chose
d'aussi i ni magi nabl e? Alors que j ' ét ai s ent r al né de plus en plus haut, j e
considérais chaque vi br at i on, percevant tous les atomes et non-atomes des
di x - hui t mi l l e univers. Mon corps t out ent i er resplendissait de l umi ère et j e
pouvais absolument cont empl er t out e chose de l'existence.
Puis, t out me f ut révélé. ttll y a awwal , l e début , l e temps de la créati on, puis
i l y a duni ya, l e monde, au-delà se t r ouve akhi r ah, l e futur. Regarde l e monde
de l'âme, l e monde du ci el et cel ui de l'enfer. Ceci est l e monde des âmes,
cel ui - ci est l e monde de la grâce, l e royaume de Dieu et de Sa pl éni t ude, et
ceci est l e monde de l ' enf er " . Les t r oi s mondes et l eur si gni fi cati on me f ur ent
révélés et j e les compris.
Je dis al or s : "Ceci est Ta cr éat i on, mais j e veux Te voi r Toi, j e veux voi r Mon
pèr e" . Je regardai à nouveau et par t out où j e t ournai mon regard j e vis une
l umi èr e éblouissante, par t out j ' entendai s Sa voix et Ses mots.
"Voilà Qui Je suis, Mon f i l s, par t out où t u poses ton regard, t u entendras Ma
voix, dans t out es les di rect i ons t u entendras Ma vi br at i on. Ceci est Ma forme,
i l n'y a pas d' aut re f orme. Rien n'est plus grand que Moi ; t out ce que J'ai créé
peut êt r e contenu dans une par t i cul e el l e-même contenue dans une par t i cul e .
.Comment cela pour r ai t - i l Me c ont eni r ? Je suis monumental, sans l i mi t e, la
f or me ne peut Me contenir. C'est la raison pour l aquel l e Je suis nommé Allahu.
Hu si gni f i e résonance, c'est l e son et Je suis ce son. Je suis la l umi ère et l e
son de hu. " Et bien d'autres expl i cat i ons me f ur ent données.
Sainte Catheri ne
de Sienne
Chrétienne M tique
XIVe iecle, Italie
Bawa
Muhai yaddeen
Maître oufi
.x-xe iecle, Sri Lanka
vot r e secours. J' ent rai , et j' aperçus de l ' œi l i nt ér i eur , si f ai bl e qu' i l f ût , au-
dessus de c et œi l i nt ér i eur , au-dessus de mon i nt el l i gence, la l umi èr e
i mmuabl e; non c et t e l umi èr e évi dent e au regard charnel , non pas une aut r e,
de même nat ure, dar dant d'un plus vaste f oyer de plus vi f s rayons et
remplissant l'espace de sa grandeur. Cet t e l umi èr e ét ai t d'un or dr e t out
di f f ér ent . Elle n' ét ai t poi nt au-dessus de mon espr i t , ainsi que l ' hui l e au-
dessus de l'eau, et l e ci el au-dessus de la t er r e; el l e m' ét ai t supéri eure,
comme aut eur de mon êt r e; j e l ui étai s i nf ér i eur comme son ouvrage. Qui
connal t la v ér i t é v oi t c et t e l umi èr e, et qui v oi t c et t e l umi èr e connal t
l ' ét er ni t é. L'amour est l ' œi l qui la v oi t .
Ré c i t s
Tr ans de
or mat i on,
Comment ils ont connu l'Eveil
Saint August i n, les Confessions, Livre VII, c hapi t r e X, t r aduc t i on nouveLLe par L. Mor eau,
Paris, De 8éc our t , Li br ai r i e- édi t eur , 1840.
Totapuri demanda au di sci pl e (Ramakrishna) de dét acher son espr i t de tous les
obj et s du monde r el at i f , y compris les di eux et les déesses, et de se
concent rer sur l'Absolu. Même pour Sri Ramakrishna, la t âche n' ét ai t pas
f aci l e. Il se trouva dans l ' i mpossi bi l i t é de dét acher son espr i t au-del à de la
déesse Kali, la Mère di vi ne de l'Univers. C'est dans ces t ermes que Sri
Ramakrishna raconta plus t ar d l ' év énement : ttAprès l ' i ni t i at i on, Nangta
commença à m'enseigner les di f f ér ent s conclusions de l ' Advai ta Vedanta t out
en me demandant de dét acher mon espr i t de t out obj et et de pl onger
prof ondément dans l'Atman. Mais, en dépi t de tous mes ef f or t s , j e n' arrivais
pas à passer au-delà du monde du nom et de la f or me pour at t ei ndr e l ' espr i t
i ncondi t i onné. Je n'avais aucun probl ème à r et i r er mon espr i t des obj et s du
monde. Cependant, l'image f ami l i èr e de la Mère pl ei ne de béat i t ude,
i ncarnati on de l'essence de la Pure Conscience, appar ut devant moi t el l e une
r éal i t é vi vante. Son sourire ensorceleur me r et enai t de pl onger vers l e Grand
Au-delà. À plusieurs reprises, j'essayai, mais el l e me bar r ai t l e passage.
Désespéré, j e dis à Nangta : c'est sans espoir, j e n' arri ve pas à él ever mon
espr i t jusqu'à l ' ét at non condi t i onné pour me t r ouv er face à face avec
l'Atman. Il devi nt très énervé et me di t br us quement : Quoi ? Tu ne peux pas
l e f ai r e? Pourtant t u dois y arriver. I l regarda aut our de l ui . Apercevant un
morceau de verre, i l l e pr i t et l e pl ant a ent r e mes sourcils. Concentre t on
espr i t sur ce poi nt , me di t - i l d'une voi x t oni t r uant e. Alors avec une
dét er mi nat i on st r i ct e, j e me rassis et repris ma médi t at i on. Dès que la
gracieuse f or me de la Mère di vi ne appar ut devant moi , j ' ut i l i s ai mon
discernement comme une épée pour La couper en deux. C'est alors que la
derni ère bar r i èr e s'écroula. I mmédi at ement mon espr i t s'élança au-delà du
monde r el at i f . Je plongeai alors en Samadhi".
Swami Ni khUananda, The Gospel of Sri Ramakrishna,
New York, Cent r e de Ramakri shna- Vivekananda, 1970.
Saint Augustin
Père de l'Église et phi l o ophe
IVe iècle, Af ri que du Nord
Sri Ramakrishna
Sai nt hindou, XIXe iècle, Inde
Raman'a Maharshi
Sai nt hindou, .x;re siècle, Inde
Ensei gnant spirituel,
XXe siècle
Vous ne pouvez concevoi r quel l e maj est é et quel l e di gni t é j e ressentais
lorsque j e mendiais. La pr emi èr e fois pour t ant , alors que j e demandais
l'aumône à l'épouse de Gurukal, à cause de mon éducati on et de mes
habi tudes, j e me sentis gêné. Mais, par la sui te, j e n'éprouvai plus aucune
hont e, Je me percevais comme un roi et même davantage. Dans certaines
maisons j ' ai reçu du gruau que j ' ai mangé dans la rue, sans sel ni condiments,
au vu et au su des respectables l et t r és et autres personnages i mpor t ant s qui
avai ent l ' habi t ude de veni r à l'ashram se prost erner à mes pieds. Une fois mon
repas t er mi né, j'essuyais mes mains sur ma t êt e et j e continuais ma route
suprêmement heureux et dans de t el l es dispositions d' espri t que même des
empereurs ne me sembl ai ent que br i ndi l l es à mes côtés. Vous ne pouvez
concevoi r une t el l e chose. C'est la raison pour l aquel l e des rois eux-mêmes
ont abandonné leurs trônes pour suivre c et t e voie.
Le pr emi er j our, alors que j ' ét ai s dans c et ét at , plus conscient de t out ce qui
m' ent our ai t , j ' ai eu l ' expéri ence la plus ext r aor di nai r e qui soi t. Un homme se
t r ouv ai t là, en t r ai n de r épar er la r out e et j ' ét ai s c et homme, j ' ét ai s la pioche
qu' i l mani ai t ; la pi er r e qu' i l cassait ét ai t une par t de mon êt r e; l e brin
d' herbe t endr e ét ai t mon essence propre, et l ' arbre, à côt é de l'homme,
n' ét ai t aut r e que moi -même. Je pouvais pr at i quement sent i r et penser comme
si j ' ét ai s ce casseur de cai l l oux, et j e pouvais éprouver la caresse du vent
dans l ' arbre et la pet i t e f our mi sur l e bri n d'herbe. Les oiseaux, la poussière
et tous les br ui t s f ai sai ent par t i e de moi -même. Juste à ce moment, une
v oi t ur e a passé dans l e l oi nt ai n. J'étais l e conducteur, l e mot eur et les pneus.
Quand la v oi t ur e s'éloigna, c ' ét ai t comme si j e m'éloignais de moi-même.
J'étais dans t out ou pl ut ôt , t out ét ai t dans moi, ce qui est animé et ce qui est
i nani mé, les montagnes, les vers de t er r e, t out ce qui respire. Toute la
j our née, j e restai dans c et heureux ét at . Je ne pouvais rien manger et de
nouveau vers six heures, j e commençai à perdre la sensation de mon corps.
Nat ur el l ement , l ' él ément physique agissait comme i l l e vo.ulait. J'étais à
moi t i é conscient.
J'étais si heureux et serein, en paix, j e pouvais encore voi r mon corps et j e
f l ot t ai s au-dessus. Je ressentais un cal me i ntense, dans l ' ai r et à l ' i nt ér i eur de
moi -même, un cal me semblable au plus profond d'un lac insondable. Comme
l e lac, mon corps physique avec son ment al et ses émotions pouvai t êt r e agi té
en surface, mais v r ai ment rien n' aur ai t pu déranger la paix de mon âme. La
présence des Êtres Tout Puissants m'accompagna dur ant quel que temps, puis
el l e di spar ut . J'étais suprêmement heureux parce que mai nt enant j e savais.
Plus rien ne pour r ai t j amai s êt r e comme avant. J'ai bu les eaux pures et
cl ai res de la source de la f ont ai ne de vi e et ma soi f a ét é apaisée. Plus jamais
j e ne serai assoiffé, plus j amai s j e ne pourrai me t r ouver dans l ' obscuri té
t ot al e car j ' ai vu la Lumière. J'ai senti la compassion qui guér i t toutes les
peines et les souf f r ances; el l e ne s'adresse pas à moi mais au monde. Je me
suis t enu au sommet de la montagne et j ' ai cont empl é les Etres Tout
Puissants. Je ne pourrai plus j amai s me t r ouver dans l ' obscuri té t ot al e, j ' ai vu
la l umi èr e glorieuse qui guér i t tous les maux. La f ont ai ne de la Vér i t é m'a ét é
révél ée et les ténèbres se sont dissipées.
L'amour dans t out e sa gl oi r e a i nt oxi qué mon cœur et cel ui - ci ne pourra plus
j amai s se fermer. J'ai bu à la f ont ai ne de Joie et de Beauté ét er nel l e. Je suis
i nt oxi qué par Dieu.
Mar y Lutyens, Kr i s hnamur t i , Les années d' évei l , New York, Avon Books, 1975.
29
À ce moment très di f f i c i l e de sa vi e, l e Bouddha l ui apparut en rêve.
Sa présence ét ai t lumineuse, et i l chanta avec douceur
un verset du Dhammapada, créé à l ' ori gi ne pour consoler un père pl eur ant la
mor t de son f i l s.
S'accrocher à ce qui est cher amène Le chagr i n,
S'accrocher à ce qui est c her amène La peur,
Pour ceLui qui est ent i èr ement Libre de t out at t ac hement ,
IL n' y a ni chagr i n ni peur.
Quand Dipa Ma se révei l l a, el l e se sent i t cl ai r e et calme. Elle savait qu' el l e
devai t apprendre à médi t er quel que f ût son ét at de santé. Elle c ompr i t l e
conseil du Bouddha : si el l e voul ai t t r ouver la vrai e paix, el l e devai t pr at i quer
la médi t at i on jusqu'à ce qu' el l e soi t l i br e de t out at t achement ou tristesse....
Sur l e chemin de la conférence, Dipa Ma commença à sent i r
des pal pi t at i ons cardiaques.
Prise de faiblesse, el l e se retrouva à quat r e pat t es pour se hisser en haut de
l'escalier conduisant à la salle. Elle ne c ompr i t rien à la conférence, mais
poursuivit sa médi t at i on. À la f i n de la conférence, Dipa Ma découvr i t qu' el l e
ne pouvait plus se lever. Elle ét ai t coincée dans la position assise, l e corps
rai di , i mmobi l i sé par la prof ondeur de sa concent r at i on.
Les j ours suivants, la pr at i que de Dipa Ma s' approfondi t de mani ère
spectaculaire alors qu' el l e progressait rapi dement à travers les étapes
classiques de l ' i nt rospect i on qui sont censées précéder l'Éveil, selon
l'enseignement de la t r adi t i on bouddhiste Theravada (Asie du sud). Elle se
sent i t baignée d'une l umi èr e br i l l ant e et eut l'impression que t out se
dissolvait aut our d' el l e. Son corps, l e sol, t out ét ai t en morceaux, di t - el l e,
brisé et vide. Il s'ensuivit une doul eur physique et ment al e i ntense
accompagnée d'une sensation de br ûl ur e et d'une cont r act i on péni bl e dans
t out son corps. La pression ét ai t t el l e qu' i l l ui sembl ai t qu' el l e al l ai t éc l at er
en mi l l e morceaux.
Puis, une chose ext r aor di nai r e se produi si t . Un moment simple. C' ét ai t la
j ournée, el l e ét ai t assise sur l e sol, pr at i quant la médi t at i on au mi l i eu d'un
groupe. Un changement i nstantané, ext r aor di nai r ement calme et dél i cat , pr i t
place, pr at i quement comme si rien n' ét ai t arri vé. De c et i nst ant l umi neux,
Dipa Ma devai t si mpl ement di r e plus t ar d: " Je ne savais pas". Pourtant, en
cet i nst ant , sa vie s' ét ai t transformée de manière profonde et i r r éver si bl e.
Après t r ent e ans de recherche de la l i ber t é, à l'âge de ci nquant e- t r oi s ans,
après six j ours de pr at i que, Dipa Ma avai t at t ei nt l e pr emi er niveau de l'Éveil.
Presque i mmédi at ement , sa pression sanguine r edevi nt normal e, et ses
pal pi t at i ons cardiaques se cal mèr ent . Alors qu' el l e n' avai t pu auparavant
mont er l'escalier du cent r e de médi t at i on, el l e l e f ai sai t mai nt enant sans
ef f or t , et el l e pouvai t marcher à n' i mpor t e quel ryt hme. Comme l e Bouddha
l ' avai t pr édi t dans son rêve, la doul eur qu' el l e ressentait nui t et j our avai t
disparu. Sa peur permanente avai t disparu, l ui laissant une constance
d'humeur sans précédent, et l e sent i ment c l ai r que t out l ui ét ai t possible.
Amy Schmidt, Knee Deep in Grace, Lake Junal uska, Ne : Present Per f ec t Books, i n Press, p. 30.
Et t u sentiras s' éveiller en t oi un aut r e espr i t qui , en t raversant t on corps, t e
donnera force et j oi e. Et t u auras l'impression qu'un baume a ét é versé sur t oi
du sommet de t a t êt e jusqu'à tes pieds, une ou plusieurs fois, et t u t e
réjouiras avec un sent i ment de grand plaisir, bonheur et frémissement.
Moshe I del , L'expérience mysti que d'Abraham Abul afi a, Abr aham Abul af i a,
NY s t at e Uni v er s i t y of New York Press, 1988.
Dipa Ma
En eignante bouddhi te
XX"e siècle, Birmanie
Abraham Abulafia
My tique j u i f et in tructeur
pirituel, XIIIe iècle, Ep a g n e
31
George Lamb, La Vie de Cat heri ne de Sienne, New Yor k : P. J . Kennedy and Sons, 1946.
M.R. Bawa Muhai yaddeen, L'Arbre qui est t ombé à l' ouest, Phi l adel phi e, PA : Fel l owshi p Press, ln
Press). Repr odui t avec l ' aut or i s at i on de l a Bawa Muhai yaddeen Fel l owshi p.
"Père, si seul ement vous pouviez savoir ce que j e ressens. Je ne crois pas que
quiconque comprennant vr ai ment ce que j ' éprouve à l ' i nt ér i eur puisse êt r e
suffi samment obstiné et orguei l l eux pour ne pas s'adoucir et deveni r humble,
parce que t out ce que j e révèle n'est rien comparé à ce que j e ressens ... Mon
espr i t est si pl ei n de j oi e et d'extase que j e m'étonne que mon âme ne qui t t e
pas mon corps... Mon âme est un brasier en comparaison duquel l e feu l ui -
même semble f r oi d ; ce feu mat ér i el semble s'être ét ei nt alors qu' i l brûl e
encore dans l ' ât r e. L'autre f l amme a généré dans mon espr i t un t el renouveau
de pur et é et d' humi l i t é que j ' ai l'impression d' êt re retournée à l'âge de quatre
ou cinq ans. En même temps, j e me sens envahie d'un t el amour pour mes
frères humains que, pour eux, j e pourrais f ai r e face à la mor t avec tendresse
et l e cœur rempl i de j oi e. "
J'ai t ouj our s eu l ' i nt ent i on de découvri r à quoi mon Père ressemblait, de
savoir qui ét ai t Dieu, de comprendre sa nature. Je voulais Le voi r. . . . Je me
mis en quêt e de mon Père lorsque j ' ét ai s encore très j eune. Je cherchai,
cherchai et cherchai encore, m' ef f or çant de c ompr endr e; mais t out ce que j e
réussis à apprendre concernai t l e monde...
Je traversai des di f f i c ul t és i ndescri pt i bl es, des problèmes sans f i n jusqu'au
poi nt où comprendre qui ét ai t mon Père devi nt vr ai ment i mpér at i f . ( ' es t alors
que j ' ent endi s une v oi x : ttApproche, mon f i l s, aucun de ceux qui ont parcouru
l e monde à Ma recherche ne M'ont j amai s trouvé. J'existe par t out , Je suis
dans t out e chose, i l n'y a pas de raison d' al l er à Ma recherche puisque j e suis
par t out . Viens, regarde i c i , t u peux apercevoi r tous les messagers - mes vice-
régents et prophètes qui ont qui t t é l e monde, i l s sont tous là... "
"Tu peux Me voi r si t u les vois, regarde les prophètes et t u Me verras. "
Alors une compréhension nouvel l e me f ut donnée: certains sons j ai l l i r ent de
c et t e voix, chacun d' ent r e eux dégageant un parfum par t i cul i er et une
l umi èr e par t i cul i èr e qui me t raversai ent . Chaque souffl e me donnai t force et
vi e et me soul evai t de plus en plus haut. Mais comment décr i r e quelque chose
d'aussi i ni magi nabl e? Alors que j ' ét ai s ent r al né de plus en plus haut, j e
considérais chaque vi br at i on, percevant tous les atomes et non-atomes des
di x - hui t mi l l e univers. Mon corps t out ent i er resplendissait de l umi ère et j e
pouvais absolument cont empl er t out e chose de l'existence.
Puis, t out me f ut révélé. ttll y a awwal , l e début , l e temps de la créati on, puis
i l y a duni ya, l e monde, au-delà se t r ouve akhi r ah, l e futur. Regarde l e monde
de l'âme, l e monde du ci el et cel ui de l'enfer. Ceci est l e monde des âmes,
cel ui - ci est l e monde de la grâce, l e royaume de Dieu et de Sa pl éni t ude, et
ceci est l e monde de l ' enf er " . Les t r oi s mondes et l eur si gni fi cati on me f ur ent
révélés et j e les compris.
Je dis al or s : "Ceci est Ta cr éat i on, mais j e veux Te voi r Toi, j e veux voi r Mon
pèr e" . Je regardai à nouveau et par t out où j e t ournai mon regard j e vis une
l umi èr e éblouissante, par t out j ' entendai s Sa voix et Ses mots.
"Voilà Qui Je suis, Mon f i l s, par t out où t u poses ton regard, t u entendras Ma
voix, dans t out es les di rect i ons t u entendras Ma vi br at i on. Ceci est Ma forme,
i l n'y a pas d' aut re f orme. Rien n'est plus grand que Moi ; t out ce que J'ai créé
peut êt r e contenu dans une par t i cul e el l e-même contenue dans une par t i cul e .
.Comment cela pour r ai t - i l Me c ont eni r ? Je suis monumental, sans l i mi t e, la
f or me ne peut Me contenir. C'est la raison pour l aquel l e Je suis nommé Allahu.
Hu si gni f i e résonance, c'est l e son et Je suis ce son. Je suis la l umi ère et l e
son de hu. " Et bien d'autres expl i cat i ons me f ur ent données.
Sainte Catheri ne
de Sienne
Chrétienne M tique
XIVe iecle, Italie
Bawa
Muhai yaddeen
Maître oufi
.x-xe iecle, Sri Lanka
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